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À jour au 2026-04-08. Les chiffres et descriptions suivent la littérature publiée, pas le matériel promotionnel.
=== Antiquité === Des vestiges de l'Antiquité ou du Moyen Âge, un sarcophage et une pierre à deux trous ronds, que l'on a appelé « pierre à cupule », ont été retrouvés sur la Grande île. L'appellation de « pierre à cupules » n'a pas été reprise par des archéologues du XXe ou du XXIe siècle. En 1866, l'instituteur d'Aiguebelette, M. Chevron, mentionnait un chemin mettant en communication les deux îles. L'instituteur Chevron avait également mentionné les vestiges d'une tour à proximité du site de Boffard. L'érudit savoyard Joseph Revil évoqua trente ans plus tard « un grand espace couvert d'une couche de ciment, vestige d'un bain romain » à la pointe nord-est de la grande-île, mais l'attribution de ce site tout comme celui de la tour de Boffard à l'antiquité gallo-romaine n'est pas retenue par André Marguet dans son inventaire archéologique de 1998. Les datations effectuées par Marguet sur des pieux prélevés sur la tour de Boffard placerait ce site aux alentours de l'an mil. Par la suite, la région du lac d'Aiguebelette a été tantôt un lieu de passage ouest-est, tantôt un pays en marge. Une voie romaine passait par la rive sud du lac avant de gravir la côte du col Saint-Michel et de redescendre sur Chambéry qui s'appelait alors Lemencum. Cet itinéraire, direct, mais escarpé, était concurrencé par d'autres voies au nord (col du Chat) et au sud (Les Échelles), sans doute plus fréquentées si l'on en croit la pauvreté des vestiges archéologiques romains trouvés à Lépin comparés à ceux que l'on trouve vers Saint-Pierre-de-Genebroz et qui correspondent à la route des Échelles.
Sources : fr.wikipedia.org
=== Moyen Âge et Temps modernes === Au Moyen Âge, la montagne de l'Épine fait partie du fief des seigneurs de Montbel qui dominaient la majeure partie de l'Avant-Pays savoyard, alors que Lépin, Aiguebelette et le lac faisaient partie du fief des seigneurs d'Aiguebelle qui avaient leur château au village d'Aiguebelette. Le nom d'Aiguebelette viendrait ainsi d'Aiguebelle.
Sources : fr.wikipedia.org
L'itinéraire du col Saint-Michel est resté de loin le plus fréquenté pour joindre Chambéry jusqu'à la fin du XVIIe siècle. Au début du XVIIe siècle, pour un quart d'écu, des porteurs aident les voyageurs à franchir le col. Le seigneur de Villamont, qui emprunte le passage en 1588 estime qu'il est suffisamment bien gardé pour protéger le voyageur « des ours et autres bêtes sauvages » que l'on trouve dans les bois. À partir de 1665, sous le règne de Charles-Emmanuel II, duc de Savoie, de grands travaux sont initiés pour aménager la route des Échelles qui a le grand avantage d'emprunter le col de Couz, 300 mètres plus bas que le col Saint-Michel. Dès lors, Aiguebelette n'est plus un lieu de passage. Avant 1860, le lac d'Aiguebelette n'est pas situé en France, mais dans le duché de Savoie au sein du royaume de Sardaigne, à quelque quinze kilomètres de la frontière avec la France, délimitée par le Guiers. Au XVIIIe siècle, les contrebandiers sont nombreux, et le plus connu est Mandrin, dont on peut imaginer qu'un certain nombre des compagnons étaient originaires des rives du lac, bien que ceci ne soit pas attesté. Bien qu'à partir de la fin du XVIIe siècle, l'ensemble du trafic ouest-est a été détourné sur la voie des Échelles, la voie directe par les rives sud du lac n'a jamais été abandonnée et l'ancienne voie romaine devenue « Voie sarde » est restée entretenue. Un poste de la ligne de télégraphe Chappe Paris-Milan est construit en 1805 au col du Crucifix, au-dessus du lac.
Sources : fr.wikipedia.org
Pendant deux siècles, les communes du sud du lac, Lépin et Aiguebelette ne connaissent donc qu'un isolement relatif qui est rompu en 1884 par l'ouverture de la ligne de chemin de fer Lyon-Chambéry. Entre 1880 et 1884, le tunnel ferroviaire de l'Épine, long de 3 310 mètres, est percé entre les gares d'Aiguebelette-le-Lac et de Saint-Cassin-la-cascade. Alors qu'auparavant, les pourtours du lac étaient une région strictement agricole, l'arrivée du chemin de fer favorise le développement d'une petite activité touristique : les hôtels-pensions-restaurants se multiplient. Les Lyonnais forment une grosse partie de la clientèle et l'on voit apparaître également un certain nombre de résidences secondaires. Le 18 juillet 1857, le marquis Pantaléon Costa de Beauregard achète le lac à l'État sarde. Simultanément, la commune de Saint-Alban-de-Montbel accepte de céder les îles du lac au marquis sous réserve que ce dernier fasse rebâtir la chapelle Saint-Vincent située sur la grande île. Après l'annexion de la Savoie en 1860, l'héritier du marquis vend, le 22 novembre 1866, la propriété du lac au comte de Chambost de Lépin. Toutefois, à la suite d'un long procès, Me Royer-Collard obtient en 1893 la rétrocession d'environ la moitié nord du lac du côté de Nances, Novalaise et Saint-Alban-de-Montbel, dont il est considéré que cette partie a succédé aux droits des primitifs seigneurs de Montbel. Cette partie nord du lac est ensuite cédée à la société Force et Lumière en 1919.
Sources : fr.wikipedia.org
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